Quels sont les symptômes des différentes de dyspraxie chez un enfant ?

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Dyspraxie symptome : signes pour reconnaître l'enfant dyspraxique

La dyspraxie est un trouble cognitif et de l’apprentissage qui touche les enfants scolarisés. Elle se définit comme étant un dérèglement au niveau des mouvements et s’explique par une altération du développement de la coordination motrice. Quel que soit le type de la maladie, les signes de sa présence sont facilement reconnaissables. Points dans cet article sur les symptômes de la dyspraxie.

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

Encore appelée le trouble de la coordination motrice, la dyspraxie est une maladie qui se caractérise par des difficultés ou incapacités à effectuer certains mouvements volontaires. On la remarque généralement lors des premières expériences de l’enfant à l’école et elle peut l’affecter jusqu’à l’âge adulte. La maladie n’est liée à aucun trouble psychologique ou social, ni à un retard mental (mais peut y aboutir).

À ce jour, il n’y a pas de causes vérifiées et reconnues pour la dyspraxie. Cependant, selon certaines hypothèses, la maladie peut être d’origine lésionnelle, c’est-à-dire due à une prématurité, un AVC ou à un traumatisme crânien. Lorsque l’enfant dyspraxique ne présente aucune anomalie cérébrale et se porte en bonne santé, on dit que la maladie est d’origine développementale. Par ailleurs, elle peut être héréditaire.

À quels signes identifier la dyspraxie ?

les symptomes de la dyspraxie sont multiples et varient d’un enfant à un autre selon le type de la maladie.

La dyspraxie non constructive

C’est une forme très fréquente de dyspraxie. Les symptômes de la dyspraxie dite « non constructive » sont essentiellement des difficultés à reproduire les gestes et mouvements physiques. Par exemple, au sport, l’enfant dyspraxique n’arrive pas à repérer de façon séquentielle les gestes réalisés par le dirigeant ou le coach. Cela lui pose une très grande difficulté.

La dysgraphie ou dyspraxie de l’écriture

La dysgraphie est un des fréquents symptômes de la dyspraxie. Cette forme de maladie est caractérisée par une anomalie au niveau visuel (graphique). Un enfant atteint de la dysgraphie est celui-là qui présente des difficultés dans l’écriture des mots. Bien qu’ayant connaissance des mots et du texte, les transcrire est plus que difficile. Plus le texte est long, plus il a du mal à écrire sur la ligne.

La dyspraxie verbale

Ce type de l’affection est aussi connu sous le nom de « dyspraxie oro-faciale ». Les symptômes de la dyspraxie verbale se traduisent par une difficulté énorme dans l’articulation des mots. Le dyspraxique verbal n’est pas compris par son interlocuteur à cause du fait qu’il ne forme pas bien les mots. Vu qu’il a du mal à parler, il peut aussi arriver qu’il s’étouffe très souvent. De même, il n’arrive pas à mâcher certains aliments naturellement durs. Par exemple, au lieu de manger de la viande, qui est un aliment dur, il préférera manger des fruits et des légumes, qui sont très simples et faciles à mâcher.

La dyspraxie vusio-constructive

Les symptômes de la dyspraxie vusio-constructive sont multiples. Parmi eux, nous notons des difficultés à faire de petits travaux manuels tels que bricoler, cuisiner, jouer aux jeux de construction. En effet, l’enfant souffrant de la dyspraxie vusio-constructive a beaucoup de mal à se retrouver dans les objets qu’il faut assembler pour construire quelque chose. Parfois, il confond la droite et la gauche.

La dyspraxie de l’habillement

Ici, le dyspraxique n’arrive pas à identifier les différents composants de l’habillement. Il ne fait pas la différence entre ceux-ci et les confond très vite. Conséquence, il a du mal à s’habiller lui-même. En pratique, les symptômes de la dyspraxie de l’habillement sont les difficultés ou incapacités à nouer les lacets de chaussures parce que cela demande un certain ordre. Aussi, porter soi-même les chaussettes et des vêtements comme les t-shirts et autres est un geste difficile, voire impossible pour un enfant atteint de ce type de dyspraxie. Même le simple fait de fermer les boutons de sa chemise peut être un véritable calvaire pour lui.

La dyspraxie « idéatoire »

Les symptômes de la dyspraxie dite « idéatoire » se rapportent à l’usage de certains matériels. Un enfant atteint de ce type de dyspraxie éprouve beaucoup de difficultés à faire usage de certains outils. Cette forme de la maladie le rend presque incapable d’utiliser les ciseaux pour des activités manuelles, les couteaux pour couper quelque chose, ou le stylo pour écrire. Puisque l’action est l’exécution de la pensée, ces gestes, pourtant simples, sont difficiles à faire parce que le cerveau présente des lésions cérébrales.

La dyspraxie « idéomotrice »

L’enfant qui est atteint de ce type de dysfonctionnement rencontre des difficultés quant à la formation des mots dans la bouche. La particularité de ce handicap qu’est la dyspraxie « idéomotrice », c’est le fait que le patient atteint ne peut pas prononcer le nom d’un objet tant qu’il ne l’a pas en main. S’il ne le voit ni ne le touche, il lui est quasi impossible d’énoncer son nom. Autrement dit, pour que l’enfant qui souffre de la dyspraxie « idéomotrice » réussisse à prononcer un mot, il faut qu’il touche du doigt un objet qui lui rappelle ce mot. Cela stimule les nerfs qui favorisent l’émission de la voix pour répéter le mot.

En dehors de ces spécificités au niveau des symptômes de la dyspraxie, il faut aussi savoir qu’un enfant dyspraxique est très souvent anxieux. Cette anxiété est due au fait qu’il a du mal à apprendre. Il est aussi très bavard, et cela constitue l’une des sources de fatigue pour son corps qui fait déjà d’énormes efforts pour assimiler les apprentissages.

Comment traiter la dyspraxie ?

La dyspraxie, quel que soit le type, n’a pas encore de remède jusqu’à ce jour et elle demeure un mal incurable. Cependant, il y a des traitements qui sont faits pour soulager les symptômes de la dyspraxie. Le procédé le plus utilisé est la rééducation de l’enfant qui passe par la kinésithérapie et l’ergothérapie pouvait être associées à l’ostéopathie pour bébé. En outre, il y a le sport qui est une sorte d’auto-traitement contribuant à habituer le corps à effectuer des mouvements automatiques. Mais avant tout, il est nécessaire de consulter un médecin pour avis sur la question.

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