Amniocentèse : objectifs, procédure, risques et douleur

Votre gynécologue a-t-il proposé la réalisation d’une amniocentèse ? Cette analyse est demandée en France dans 2,5 % des cas afin de permettre un meilleur suivi de la grossesse, surtout des grossesses à risque. L’amniocentèse est demandée pour détecter dans la plupart des cas des anomalies génétiques au niveau du fœtus. Qu’est-ce que l’amniocentèse ? Comment la réalise-t-on ? Quels sont les risques encourus par la grossesse et la femme ? Autant de questions auxquelles vous trouverez réponse dans la suite de cet article. 

Qu’est-ce que l’amniocentèse ?

L’amniocentèse est un acte médical prescrit par un professionnel de la santé, notamment un médecin. Elle constitue l’une des deux méthodes utilisées pour réaliser un diagnostic prénatal. L’amniocentèse consiste donc à prélever le liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. En effet, le liquide amniotique est le liquide qui remplit l’amnios, encore appelée poche des eaux. Ce liquide protège le fœtus tout au long de sa vie fœtale contre les chocs. 

Ce liquide contient également des substances telles que : 

  • l’eau à 97 % ;
  • les cellules du fœtus ;
  • des ions tels que le sodium, le potassium, le calcium.

Ainsi, le liquide amniotique grâce à l’amniocentèse permet de fournir aux généticiens les cellules issues du fœtus. Ces dernières permettront de réaliser des analyses génétiques telles que l’analyse de l’ADN et l’analyse chromosomique. 

Quel est l’objectif de l’amniocentèse ?

L’amniocentèse est demandée par le médecin ou le gynécologue lorsque, dans la famille des parents du futur bébé, sévit une maladie génétique et héréditaire. De ce fait, l’analyse du génome de l’enfant à naître et de son caryotype permet aux médecins de détecter si le futur héritera ou non de la maladie génétique. Au nombre de ces anomalies ou maladies génétiques qui peuvent affecter les enfants, on peut citer : 

  • la trisomie 21 ou syndrome de Down ;
  • la trisomie 13 ou la trisomie 18 ;
  • le syndrome du cri du chat ;
  • le syndrome de klinefelter ;
  • la mucoviscidose, la drépanocytose ;
  • la myopathie de Duchenne, etc. 

L’amniocentèse permet aussi de rechercher la présence de maladie infectieuse ou d’une infection du liquide amniotique. L’amniocentèse est un outil de suivi de grossesse qui permet donc de poser un diagnostic sur la santé génétique du futur bébé et de prendre les décisions qui s’imposent. 

Comment se réalisent les amniocentèses ?

L’amniocentèse se réalise généralement à partir du 3ᵉ mois de grossesse, soit à partir de 15 SA de grossesse. Cet examen gynécologique ne nécessite pas de précautions particulières et se déroule en salle d’échographie. La patiente se rend au rendez-vous munie de : 

  • sa pièce d’identité ;
  • sa carte d’assurance ;
  • son justificatif de groupe sanguin ainsi que celui du père de l’enfant. 

Comment se réalisent les amniocentèses ?

Réalisée par un gynécologue obstétricien, qui peut savoir que vous êtes enceinte en touchant votre ventre, l’amniocentèse s’effectue sous contrôle échographique. Après un interrogatoire d’usage pour s’enquérir des antécédents familiaux, le gynécologue : 

  • positionne la sonde d’échographie, ce qui lui permet de visualiser la zone de ponction ;
  • désinfecte la peau de l’abdomen et pique ce dernier à l’aide d’une aiguille fine ;
  • prélève alors le liquide amniotique, environ 20 ml, et l’envoie au laboratoire pour analyse. 

L’amniocentèse est un examen qui se pratique habituellement sans anesthésie, mais pour assurer le confort de la future maman, une anesthésie locale peut être réalisée par le gynécologue. 

Quels sont les risques liés à la réalisation de l’amniocentèse ?

Comme tout examen médical, l’amniocentèse présente des risques qui sont toutefois minimes et ne se réalisent que dans de très rares cas. Au nombre de ces risques, on peut citer : 

  • la fausse couche ;
  • la fuite du liquide amniotique ;
  • l’infection du liquide amniotique ;
  • l’accouchement prématuré ;
  • les lésions du fœtus. 

Cependant, même si la survenue de ces risques liés à l’amniocentèse est très faible, le gynécologue se doit de les présenter aux parents du futur bébé. Cela permet à la future maman et au futur papa de consentir ou non à la réalisation de l’amniocentèse. 

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